Réalisation de l’album “Tande Man
Lo cor de la plana réinvente la vocalité méridionale, en la mêlant aux sonorités archaïques d’une méditerranée violente et crue. La percussion et la voix sont le couple emblématique de ce rituel rudimentaire, minimal, accompagnés par ce que le corps peut encore faire battre d’essentiel : les mains, les pieds ou les cœurs.

Après des années d’itinérances, Lo cor de la plana revient à Marseille s’immerger dans sa ville et son quartier.

Les mutations grotesques et les transformations qu’a subi la ville, ou qu’elle a observé avec défiance, la poésie qui s’enivre d’un quotidien chatoyant et bancale, lumineux dans sa violence et balayé d’un rire sardonique qui se déploie depuis l’antiquité. Cette ville qui nous fait entrevoir, dans tous ses faux pas et toutes ses absurdités, dans toute la fantaisie de ses débordements, la possibilité d’un remède à l’uniformisation. Comme si, dans le simple fait d’exister, s’exprimait la contestation salutaire des tentatives de reconquête auxquels rêvent promoteurs et urbanistes, et que Marseille intégrera, un jour ou l’autre, à son tumulte.